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Comment améliorer les finances publiques en Centrafrique
Voici des décennies que la Centrafrique patine et tourne en rond pour ce qui est de l'assainissement de ses finances publiques. Cette situation se traduit inexorablement par les conséquences qu'il seraient répétitif de re-souligner. Nombre d'analyses ont été faites par les chroniqueurs... utilisant tous les supports de communication, essayant d'alerter sur l'étendu des dégâts et mobilisant l'opinion tant national qu'international vers une prise de conscience de la situation. Des tentatives de résolutions ont été entrepris par le gouvernement sans réellement changer le visage de la crise.
La situation de nos finances publiques peut être résolu selon moi de deux manières:
1ère approche: Méthode basique
Méthode selon laquelle, l'amélioration des finances peut se faire en augmentant les recettes et en baissant les dépenses. Mais ça, je crois qu'ils l'ont compris. Reste à savoir comment identifier les différents leviers sur lesquels intervenir afin d'y parvenir. Laissons le choix aux économistes et aux financiers de le faire.
D'ores et déjà nous pouvons citer en tant que citoyen centrafricain:
Le contrôle et la maîtrise de l'exploitation de nos ressources (Forestières, minières)
L'exploitation plus industrielle de ces ressources ainsi que celles qui ne sont pas encore exploiter.(dans le respect de l'environnement)
Le recouvrement intégrale des recettes fiscalo-douanières échappant aujourd'hui à tout contrôle de l'Etat
La formalisation du secteur informel qui pourrait générer des sources de revenus supplémentaires.
Mettre un terme à l'impunité qui entretien les détournements de fonds publiques.
La révision de la politique de gestion des bourses d'études qui coûte à l'Etat sans en tirer au maximum les résultats (formations inadaptées aux besoins actuels du pays ou disponibles localement... fuite de cerveaux)
...
Cette méthode ne fera qu'apparaître la partie visible de l'iceberg. Pour cela une autre démarche plus élaborée sera nécessaire:
2ème approche: ETAT GENERAUX DES FINANCES
Devant l'étendu et la complexité des causes à l'origine de ce problème ainsi que sa persistance dans le temps, il est plus que nécessaire de nous y penchez tous ensembles avec le soutien de nos partenaires bi et multilatéraux en organisant les états généraux des finances. Ces états généraux auront pour objectifs de faire un bilan de la situation financière de l'Etat à l'issue duquel une cartographie des dépenses et recettes sera établie et nous permettra par la même occasion de:
Analyser secteur par secteur, les forces et faiblesse du fonctionnement actuel de notre structure financier;
Etablir la situation des dettes et créances de l'Etat
Définir les actions à mettre en place afin de recouvrir l'intégralité de ces créances;
Définir une politique à mener en vue d'obtenir un moratoire sur les dettes envers nos débiteurs;
Identifier les sources potentielles de revenus non valorisées;
Définir les moyens à mettre en oeuvre pour permettre leurs mise en valeur;
Identifier les aléas auxquels sont confrontés les agents du service des finances dans l'exercice de leurs fonctions afin d'y remédier.
...
A l'issu de ces états généraux, un plan d'action biennal pourra être mise en place en vue d'assainir dans un délai raisonnables les publiques. Une commission multipartite sera mise en place pour le suivie des plans d'actions et sera composée du gouvernement, de la société civile, du parlement et de la communauté internationale...
Je soumets ces idées à votre réflexion, à vous de les compléter par ce que je n'ai pas mentionné ... dans le but d'aider à la remise en route de notre pays.
M. Guy Max MBOTTO MATHA
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Intervenants |
Commentaires |
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Charles BENGAR Cotonou 25/01/06 |
Bonjour Guy!
Quel est le vrai problème du Centrafrique? Eh bien! il se pose selon moi en terme de crédit de confiance!!!
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Guy Max MBOTTO MATHA France 25/01/06 |
Bonjour Charles, Tout d'abord mes remerciements pour ton intérêt à ce sujet. Je suis bien d'accord avec toi que le centrafricain manque cruellement de confiance envers ses dirigeants et ses institutions et qu'il faut reconquérir cette confiance; ce qui ne se fera pas du jour au lendemain. Cependant, la crise financière elle, avec un peu de bonne volonté et du courage peut être combattu dans les meilleurs délais (ce qui est aussi un facteur pour re-crédibiliser nos instances susmentionnées). Certes, quelques états généraux ont été réalisés dans le passé et je reste convaincu comme toi que tant que l'on aura pas l'intention de mettre en application les recommandations issues de ces états généraux, ce n'est même pas la peine d'en faire UN de plus. Cependant la situation actuelle de la trésorerie du pays ne peut être résolu derrière un bureau ou un groupe isolé. Elle nécessite la contribution et la réflexion commune de tous les acteurs impliqués dans cette crise. |
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