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Comment faire pour limiter la fraude douanière
Bonjour chers lecteurs,
J'ai au cours de ma lecture été attiré par le thème de la lutte contre la fraude
dont j'aimerai apporter ma modeste réflexion à la problématique.
La RCA est un pays dans la majeur partie de ses ressources ne sont autres choses
que fiscales, cependant le mal est de constater que ces mamelles souffrent d'un
certain nombre de maux qui n est un secret pour quiconque. A la lumière de la
réalité l'on se pose toujours la même question pourquoi la RCA est toujours en marge du
développement? ou qu'est ce qui explique le dysfonctionnement ou la contre
performance dans les services publics en général et la douane en particulier;
l'un des volets de cette cause est la fraude douanière (tout acte tentant ou
ayant compromis ou éluder le paiement des droits et taxes ).
De ce fait, la faute est elle toujours dû à la complicité des agents assermentés
pour la sauvegarde des intérêts supérieurs de la nation? que fait alors la
machine étatique face à ce fléau?
Comment voudrions nous lutter efficacement contre la fraude, au moment où le
douanier dans sa tenue n'a qu'un maigre salaire, des arriérés en surnombre, une
pression hiérarchique pour les dossiers contentieux finançant pour la plus part
par des suites entre amis, les services d'enquêtes et de surveillance mobile
dépourvu de moyens de recherche et de répression; des douaniers affectés au près
d'un projet d'une importance capitale avec une rémunération traditionnelle
vivant à trois ou quatre dans une même maison répondant péniblement aux
besoins vitaux (Guichet unique de Douala) etc. . .
En payant les fonctionnaires à temps et organiser des missions de contrôle par les structures spécialisées (igf, isd etc...), le centrafricain est digne et aime son travail mais n'aime pas souffrir de manière injustifiée, mettez les gens dans les conditions du travail et vous verrez. L'exemple des agents du guichet unique sont parlant ils travaillent de 08h à 18 h mais dorment dans des conditions défavorables. Alors, quelle serait la contre partie de tous ces sacrifices? ne seront-ils pas enfin tenter de voir à gauche et à droite pour traverser quand même la route?
Bertin Singuila
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Intervenants |
Commentaires |
| Max Guy MBOTTO MATHA |
Mon cher Bertin, la situation du douanier tout comme celle des autres fonctionnaires centrafricains reste à ce jours pénible; Tout le monde le sait ! Les salaires impayés et l'absence ou l'insuffisance des moyens mis à disposition pour la réalisation de leurs missions sont certaines des causes affectant l'efficacité du service publique. Ceci étant dit, l'on doit tous se poser un jour la question de savoir par où on commence? pour que cesse un jour cet immobilisme. Tant que chacun se dira "ce n'est pas de ma faute" nous n'avancerons jamais. Bien entendu cet élan de vocation doit provenir des orientations politiques que nos dirigeants donne au pays mais aussi et surtout de l'effort de chaque citoyen à se remettre en cause pour l'intérêt collectif. Le cas des douaniers, jusqu'à preuve du contraire, reste un exemple parfait du mépris de l'intérêt national. Certes il y a toujours des exceptions mais je ne crois pas qu'avec cet image que reflète la douane pour le centrafricain, évoquer des conditions difficiles de travaille soit convainquant pour l'obtention d'un résultat satisfaisant. Sans vouloir rentrer dans les détails, nos douaniers ont beaucoup à faire en matière d'intégrité et d'honnêteté qui sont à mon humble avis les problèmes les plus urgents à résoudre au niveau de la douane avant de parler d'insuffisance de moyens (humains, techniques, financier...) Au plaisir de vous relire sur L-K.com ! |
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Simon K. Komon 31/07/06 |
Si l'on s'appuie toujours sur l'idée selon laquelle les agents de l'État ne
sont pas bien traités voilà pourquoi ils se livrent à la corruption, on
n'avancera jamais. Il y aura toujours de corrompus tant qu'il existera de
corrupteurs. Le pays, tout le monde le sait, est à terre sur le plan
économique. Pour sortir de cette situation, nous devons tous, chacun et
chacune, faire de sacrifices. Les pays dits riches aujourd'hui n'ont pas été
riches dès leur création. Des générations de gens ont fait des sacrifices,
c-à-dire qu'ils ont travaillé dur et souvent dans des conditions extrêmement
difficiles et parfois pour des salaires dérisoires ou pour rien. Ces gens
s'étaient alors convaincus qu'ils devaient travailler dur pour que leurs
enfants et les enfants de leurs enfants soient épargnés des souffrances
similaires. Donc ce qu'il faut aux Centrafricains, c'est cette idée de
sacrifice: se sacrifier aujourd'hui pour l'avenir de nos enfants. Sinon,
pourquoi faire d'enfants si l'on peut pas se préoccuper de leur avenir!
Je refuse de croire que tous les 3,8 millions "something" de Centrafricains aujourd'hui sont mauvais. |
| Max Guy MBOTTO MATHA | Cher Simon, je suis bien d'accord avec toi que tous les douaniers ou bien que tous les centrafricains sont mauvais ou des corrompus. Cependant l'exception n'a jamais fait la règle nul part. Il faut une réelle volonté et une politique ferme dans la gestion et la production de nos ressources pour que le pays puisse se remettre sur pieds et que l'on puisse amorcé le développement de celui-ci. Cela se traduira par la mise en place de structures "intègres", une culture civique de la population sur l'intérêt collectif... |
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