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Urgence sur l'urbanisation de la RCA

L'urbanisation des villes est une véritable question de santé publique. ll devient urgent que l'on s'y attelle afin de se donner les moyens d'éradiquer certaines endémies. Elle passe nécessairement par l'ouverture des voies et des réseaux, ce qui signifie que l'on doive repenser l'occupation du sol et raser des maisons. Comment indemniser les déguerpis? Il aurait fallu dès le début intégrer ce secteur comme vital au plan social pour le pays, afin d'éviter d'en arriver à cette concentration de bidonvilles complaisamment appelés "quartiers".


            Vous comprenez pourquoi dans d'autres pays on crée des nouveaux quartiers, mieux contrôlés, ceux ci! Mais nous, avons nous seulement les moyens de construire une route non bitumée de 5 km dans la ville, de déloger et reloger 20 familles?

 

Armand Sama

 

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Intervenants

Commentaires

Vince Persévérance
DOKOA

30/11/05

La question de l'urbanisme engage une très grande responsabilité de la part de l'Etat à savoir le contrôle du territoire en fonction des projets d'urbanisation.
En effet, l'Etat doit mettre en place des lois consistant à contraindre les citoyens de toutes les régions de la R.C.A à solliciter un permis de construire délivré par les autorités compétentes, exigeant des normes de construction  s'ils veulent construire.
Sinon, le désintéressement de l'Etat sur ce point ne fera qu'exploser le budget en cas de réalisation de ces projets.

Bon nombre de centrafricains ne connaissent pas le nom de leur rue(la plupart n'en ont pas une) et n'ont pas de maisons numérotées, en d'autre terme, ils n'ont pas d'adresse postale. Ce qui constitue un véritable obstacle pour la poste donc un manque considérable à gagner pour l'Etat.

Sans oublier les problèmes sanitaires (parmi tant d'autres) de la population qu'engendre cette désorganisation, le ministère des Travaux publics et celui de la Santé doivent travailler avec une étroite collaboration pour remédier à ce problème.

Pourquoi ne pas rester dans la continuité d'exemple comme le quartier LAKOUANGA au départ?

Guy Max MBOTTO MATHA

30/11/05

Je crois que tout cela est à faire et il ne faut plus attendre. Y a pas besoin des millions de Francs pour dénommer telle ou telle rue. Ce qui a commencé par être fait depuis quelques années, même si ça reste très très insignifiant.

Pour ce qui de est la poste, une réforme importante s'impose à l'heure où l'internet tends à s'introduire dans les habitudes.

Dans les contextes socio-économiques actuels et compte tenu des coûts nécessaires et les difficultés sociales qu'engendreraient des travaux importants d'urbanisme, se pose la question suivante: Bangui doit-il rester la capitale politique de la RCA ou bien qu'il faudrait prendre en charge plutôt une des plus grandes villes du pays en plein expansion (Berbérati, Bangassou, Bambari ...) et en faire LA capitale politique centrafricaine digne de ce nom? comme l'on d'ailleurs fait les ivoiriens (Abidjan et Yamoussoukro ).

Donatien AKONO

05/11/05

Je ne comprends pas le rôle du ministre de l'urbanisme. Franchement cette personnalité trouve du plaisir à réfléchir sur des banalités alors que les autres évoluent. La RCA avance en dents de scie. Bangui regorge quelques quartiers déjà urbanisés je veux citer LAKOUANGA, SICA 1,SICA 2 , SICA 3, BENZ - VI et j'en passe. Est ce qu'il faut attendre LE FMI ou nos partenaires extérieurs pour donner un nom aux rues, numéroter les maisons ? Continuons toujours à PRIER pour que le FMI nous assiste sur tous les plans.
CENTRAFRICAINS REVEILLEZ - VOUS . LES AUTRES BOUGENT...

SINGILA

Brice
GODDOT NZONGUIA

France

21/12/05

Bonjour,

Le problème d'urbanisation dans les quartiers en RCA notamment à Bangui est un problème vieux d'au moins 20ans qui n'a guerre attiré l'attention de l'Etat centrafricain et particulièrement de la Mairie de Bangui.

En effet, la population banguisssoise a fortement augmenté ces 2 dernières décennies mais l'Etat n'a pas réagit face à cette augmentation.

Ainsi, pour construire, il suffit de trouver un espace libre pour faire pousser une habitation.

Beaucoup de propriétaires de maisons ne seront donc pas propriétaires des terrains sur lesquels ils ont construit.

En RCA, il existe des procédures d'acquisition d'un terrain de construction qui ne sont pas respectées du fait du coût (pour la part de la population: Achat+Frais) et d'un manque de suivi (pour l'Etat). Ces règles visent à délimiter les terrains de construction par des bornes conformément aux plans du CADASTRE.

Alors face à une telle situation et pour essayer de "répondre" à mes prédécesseurs, on peut envisager plusieurs cas de figure:

* On change de Capitale.
Cette solution n'est pas la plus avantageuse économiquement car il reviendra certainement plus cher de délocaliser la capitale que d'organiser la vie à Bangui.
Aussi, c'est une forme plus simple de fuir ses responsabilités EN LAISSANT LA POPULATION DANS LE CHAOS.

* L'Etat récupère ses terrains
C'est la solution la plus difficile à prendre même si elle est légale, car en détruisant les maisons, beaucoup de familles resteront sans domicile.
Dans certains quartiers, un programme de destruction de maisons d'habitation a déjà vu le jour.

* L'Etat rachète les terrains
Certainement pas, car ces occupants sont en toute illégalité. Alors place aux juristes pour déterminer la part de l'Etat dans ce cas de figure.

Cependant, il ne suffit pas d'énumérer les causes et conséquences de ce "chaos" dans les quartiers, mais de proposer aussi des solutions en forme de projets.

Bangui doit s'agrandir, c'est une certitude. D'un côté, on est à la limite de l'Oubangui et de l'autre, il y a des terrains libres.

L'Etat doit donc créer des pôles d'attraction ou d'activité (une université, une école, un stade, un marché bien organisé, favoriser l'implantation des banques ou des bâtiments administratifs, construire des logements d'habitation puis les revendre en faisant une location-vente ...) dans ces zones pour aboutir à une "translation" des populations.

Ensuite, il pourra procéder à une amélioration des infrastructures dans les autres quartiers de Bangui.

Ce schéma est le plus souvent utilisé dans les villes saturées, pour désengorger et repartir la population.

Enfin la Mairie de Bangui doit s'armer d'un Bureau d'Etude (comme dans les pays développés) qui évalue les besoins de la population et propose des solutions raisonnables. Ce Bureau d'Etude, composé d'Ingénieurs (en Génie civil et Urbanisme) doit travailler en collaboration avec les Architectes.

A suivre

J.Claude  Kis

28/12/06
 

Compatriote Armand, merci d'avoir soulevé ce sujet combien important pour les villes centrafricaines. Je me demande si sur 4millions des centrafricaines et centrafricains nous sommes tous des imbéciles, bornés ou incapables !je n'en sais rien. nés trop tôt ou très tard je n'en sais rien!mais personne ne bouge, ne travaille ses neurones pour trouver une solution si simple. Conséquences: pour avoir de l'électricité, de l'eau potable,de transporter un malade ou cadavre pose un réel problème. Avoir un téléphone relève d'un jeu de poker. Nous sommes désordonnés dans nos administrations jusque dans nos cimetières, la faute a qui ? compatriote,j'ai une solution ,du moins une idée toute simple qui ne demande ni tractopelle ni pelle. Dans les nouveaux quartiers, toute construction doit avoir l'autorisation systématique du chef du quartier ,du maire et du service cadastral même si ce dernier n'a pas son titre de construction. Le vide ainsi laisser formera au fur et a mesure des rues. FAUT t-il sortir de Sorbonne pour avoir des idées simples ?

 

 

 

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