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Fuite de cerveaux: comment arrêter l'hémorragie

et encourager le retour au bercail

 

            Voici des décennies durant que la RCA ne cesse d'engloutir dans le vide des sommes importantes dans le financement de la formation de ses futurs cadres sans aucune politique réelle mise en place. Ce qui se traduit au final à l'exil des élites qui trouvent ses raisons à tous les niveaux (économique, sécuritaire, statutaire...). En tenant compte de l'état actuel de la trésorerie de l'Etat et du niveau de développement du pays, il  est temps que nous puissions arrêter ce phénomène.

            Devons nous continuer ainsi à former nos élites pour qu'ils servent d'autres pays mieux développés que nous? Que faut-il mettre en place afin d'encouragés nos élites à regagner le pays?

           C'est dans cette optique, que je soumets à votre réflexion, quelques idées pouvant aider à la résolution de ce malaise.

            La fuite de cerveaux peut se combattre à deux niveaux: L'octroie des bouses d'études à l'étranger et l'engagement de l'Etat dans une politique visant à encourager le retour des cadres expatriés.

  1. L'octroie des bourses d'études à l'étranger

Nous devons revoir notre politique d'octroie de la bourse afin d'y  inclure les conditions suivantes:

  1. Définir une liste de pays d'études vers lesquels nous enverrons nos étudiants et avec lesquelles nous établirons des accords de partenariat visant à obliger les étudiants en fin de cycle à regagner le pays.

  2. L'étudiant boursier doit obligatoirement en partant, signer avec l'Etat un contrat  stipulant en plus de cette obligation de retour au pays, une clause engageant le futur cadre à travailler au moins 5 ans pour le compte de l'Etat centrafricain.

  3. Obligation de l'Etat à verser régulièrement les bourses en dehors des salaires.

  4. Proposer aux étudiants en fin de cycle, une liste des postes à pourvoir tant dans l'administration que dans le privée (lire article Restructuration des modalités d’attribution de bourse d’études à l’étranger. )

             Ces mesures une fois mise en place permettront en partie, de réduire éfficacement l'installation de nos diplômés en dehors de nos frontières. A ces mesures doivent s'appliquer d'autres telles que la sécurité nationale, la régularité des salaires ... Encore autre chose à voir.

   2.  L'engagement de l'Etat dans l'encouragement du retour des cadres expatriés

Pour ceux qui ne sont pas concernés par les bourses  d'études, une autre politique est nécessaire notamment:

  1. La mise en place d'un contrat de mission ou de projet stipulant l'objet de la mission, des objectifs à atteindre, sa durée, les moyens mises à disposition, les opportunités en fin de mission.

  2. La mise en place des mesures visant à encourager les initiatives de création d'entreprises au pays par les centrafricains de la diaspora. Ces mesures peuvent être des subventions, des exonérations de charges pendant les 3 premières années d'activité...

  3. La création d'un "Multipôle service" qui sera l'unique interlocuteur pouvant assister les créateurs d'entreprises depuis la phase de conception jusqu'à la mise en route du projet. Il aura pour principal mission d'orienter les créateurs vers des projets porteurs, de les renseigner sur les démarches administratives, les textes réglementaires, données statistiques... Il sera entre autre l'intermédiaire entre créateurs d'entreprises et organismes de financement intéressé par le projet. Cette structure peut être public et/ou privé. (une idée gratuite de création pour vous)

  4. Faciliter l'obtention d'un crédit, un logement décent bref un minimum de confort!

            La mise en place de ces mesures incitera  les gens à essayer de rentrer servir ou mettre leurs compétences au services de la nation. Et ce sans oublier money&security!!!!!

A vous d'apporter d'autres mesures qui vous sont chers.

M. Guy Max MBOTTO MATHA

 

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Intervenants

Commentaires

Baudoin EYENGA

24/11/05

Je pense que c'est tout à fait ça, la démarche à suivre, peut être pas pour changer radicalement les choses puisqu'il existe d'autres facteurs que vous avez très bien mentionnés (sécurité, versement des salaires, respect des engagements...)qui empêchent les étudiants expatriés à rentrer travailler au pays, mais cela peut du moins minimiser l'exil de l'élite centrafricain.

A titre complémentaire, je dirais qu'il soit fortement conseillé de suspendre toute nouvelle démarche pour les attributions de bourses d'étude à l'étranger afin de réfléchir et retenir une politique fiable pour lutter
contre ce fléau.

Fabrice Ndotilo

25/11/05

Ton plan est bon sur papier. Mais malheureusement, les responsables sur places ne seront pas du tout prêt a mettre en pratique une telle démarche. En effet, les seigneurs actuelles du gouvernement ne penses qu'a se remplir les poches.

Il y a aucune préparation de la jeunesse centrafricaine, elle est entrain d'être sacrifie. Même si il t'offre la bourse, pour le moment le retour d'un jeune diplômé d'une grande école international n'a aucun ombre d'avenir dans notre pays actuellement. Il sera plutôt une menace pour les petits seigneurs incompétents du coin.

Je penses qu'il faut plus favoriser ces cerveaux à améliorer le secteur privé avec l'aide de l'Etat. Ce qui permettra le transfert de connaissances à ceux qui n'ont pas eu la chance de sortir et éventuellement, dynamiser l'économie du pays.

Les employés du privé doivent être en mesure de surpasser ceux du public afin de faire la contre balance et éviter a tout un chacun de dépendre des salaires de l'Etat.

Excellente proposition Guy Max..

Guy Max MBOTTO M.

25/11/05

Nous savons tous que ce n'est pas facile dans le contexte actuel de la situation. Mais nous devons oser le changement en prenant des décisions qui sans doute, feront très très mal aux uns et aux autres mais c'est un mal nécessaire. Soyons optimiste car la route est longue et truffée d'obstacles.
Salomon MALENGUINZA

01/12/05

Je vous félicite de votre initiative. Tout ce que vous venez de dire est la part de responsabilité du gouvernement mais il faut que nous prenions conscience aussi, nous qui sommes de la diaspora.
La RCA ne peut se développer sans une prise de conscience et une réelle politique de développement.
- J'insiste sur le contrat qu'un étudiant doit signer avant de s'envoler pour les études à l'extérieur.
- Que le gouvernement révise les modalités de paiement de bourses d'études. On aura pas des élites si la bourse n'est pas versée régulièrement et donc certains étudiants seront obligés de rester à l'extérieur n'oublions pas que ce que nous cherchons c'est le bien être.
Voici quelques propositions:
- Mettre à la disposition des étudiants dès leur retour: un terrain, une subvention de 100000 fr/mois pendant 6 mois avec une politique d'insertion rapide dans la fonction publique.
- Définir des filières prioritaires pouvant bénéficier du support financier de gouvernement pour un développement de la RCA à court terme (Formation dans le domaine de l'énergie, agriculture).
- Créer des laboratoires des recherches appliquées
- Réchauffer les coopérations universitaires avec certains pays d'Europe.
 

M. Brice

GODDOT NZONGUIA

16/12/05

Bonjour,

A contrario, mon intervention ne va pas dans le même sens que mes compatriotes précédents.

Tout les Etats du monde entier encouragent et soutiennent leurs populations sur le chemin qui mène à la connaissance et le savoir.
C'est le cas de la France qui donne la facilité et surtout les moyens aux étudiants désireux poursuivre une longue étude aussi bien localement qu'à l'extérieur du territoire français.

Ainsi l'école devient donc obligatoire jusqu'à un certain âge et deviendra en plus, UN DROIT A L'EDUCATION.

Il est hors de question que l'Etat centrafricain privilégie un certain nombre d'étudiants (même majoritaire) en leur faisant un contrat qui garantie leur embauche en fin d'études au détriment de ceux qui font leurs cursus universitaires à Bangui.

Il faut aussi noter que le retour en Centrafrique, ne doit pas être une OBLIGATION comme vous l'avez précité dans vos textes.
Chaque centrafricain est libre de choisir ce qu'il veut faire, veut être, où il compte évoluer. Ce n'est pas parce que la RCA a grand besoin de cadres qu'on doit mettre la PRESSION sur les diplômés.

Il appartiendra donc à l'Etat centrafricain de mener une politique d'INCITATION AU RETOUR en révisant par exemple le salaire.
QUE PENSEZ VOUS D'UN CADRE(BAC + 4) QUI GAGNE 1500 EUROS (SOIT 1 000 000 FCFA) EN FRANCE A LA SORTIE DES ETUDES ALORS QU'IL GAGNERA 380 EUROS (SOIT 250 000 FCFA) EN CENTRAFRIQUE ??!!!!

Dans un second temps, un étudiant qui fini ses études à l'étranger a certes des diplômes mais cela ne fait de lui un cadre COMPETENT. L'Etat centrafricain A BESOIN AUJOURD'HUI DES CADRES BIEN FORMES ET SURTOUT OPERATIONNELS capables de prendre des décisions qui conviennent afin d'aboutir à une résolution raisonnable.

RAISON POUR LAQUELLE un centrafricain qui a LA CHANCE D'ETRE DANS UN PAYS ETRANGER (je le précise bien) doit au contraire travailler et avoir UNE EXPERIENCE (volet complémentaire et indispensable aux diplômes) avant de rentrer. Ce qui sera d'ailleurs plus bénéfique pour la RCA.

Ainsi, il deviendra très opérationnel et pourra même préparer son retour au pays en investissant lui-même pour son logement et autres avantages. Vous n'avez qu'à convertir l'euro (€) en Franc CFA avant d'affecter un coefficient à cette démarche.

Ce qui diminue considérablement les dépenses de l'Etat qui n'a pas à donné DU CONFORT à ses chers contractuels, et encore une fois de plus, au détriment des autres.

Tout le monde cherche à parfaire sa vie, à l'améliorer, à l'orienter vers un axe favorable, bref c'est le principe de l'évolution.
Alors un étudiant qui a tant souffert pendant ses études (encore pire à l'étranger) a le minimum de droit pour profiter et garantir son avenir avant de rentrer au pays. Il doit donc travailler et gagner son pain. D'ailleurs s'il a fait des études, il comprendra mieux cela

Votre thème de discutions me concerne entre autres, car c'est un peu le tracé de mon parcourt, c'est pourquoi je me suis permis de défendre la cause des diplômés centrafricains encore à l'étranger.

Les étudiant n'ont pas à subir une quelconque OBLIGATION DE RENTRER après leurs études traduite sous forme de contrat. Il appartient à l'Etat de valoriser les postes à pouvoir en proposant un salaire raisonnable.
Ils rentreront au gré de leurs initiatives (c'est un droit) pour prêter main forte à leur pays bien aimé.

Voilà.

Pachal Evrard
NKOULOU

France

19/12/05

Depuis plus de quatre décennies, les étudiants africains en général et centrafricains en particuliers quittent leur pays à la recherche des nouvelles connaissances dans les pays occidentaux. Ces derniers une fois terminés leurs études hésitent de rentrer dans leur pays d'origine qui pourtant a investi dans leur éducation. Le constat est amer pour cette Afrique qui a vraiment besoin de ses compétences pour le développement de nos pays. Ce que je regrette c'est que ces personnes qui jadis vivaient avec des lampes tempête posent des conditions de retour. En restant ici en Europe, ils travaillent comme : Agent de sécurité ; Agent d'entretien; Manutentionnaire;
Plongeur; Gardien de nuit; ...

Cadres africains et centrafricains, réfléchissez un instant de l'usure de vos pantalons pendant des années sur les bancs de l'école. Si vous pensez que ce n'est rien alors continuer à souffrir sous le poids des cartons dans ce pays.
Singila

Freddy Ouilidan

Lyon (France)

27/12/05

En jeune centrafricain responsable et soucieux de mon pays, je croix que cette question de fuite de cerveau nous interpelle tous. Parfois assis dans mon salon lyonnais, je me pose la question sur ma place dans ce monde, et croyez moi, je croix qu'elle est bel et bien en Centrafrique, terre de mes ancêtres. A 22 ans déjà, j'ai fait des choses au pays avant de "fuir" pour venir en France. excusez moi si le terme fuir choque certains mais c'est une vérité qu'il faut accepter.


Comment croire que nous sommes centrafricains et dans notre pays , notre propre terre nus combat? nos initiatives sont vouées a l'échec et nos tentatives de réussites, battues en brèches, alors que faire pour que ces cerveaux restent en place? c'est une question très délicate qui mérite d'être traitée avec franchise et sincérité. pour ma part, je crois d'abord qu'il faut un travail de civisme et de culture nationaliste chez le centrafricain. combien de jeunes centrafricains savent ils le sens de la patrie? la solution ne se trouve dans la question des bourses ou des mécanismes de rapatriement, bien au contraire, elle pourra être résolue que si nous continuons et produisons de cerveau a gogo, jusqu'au point de pouvoir s'en passer un jour, alors ceux qui, comme moi, n'auront pas leurs places a l'occident rentreront et l'équation sera résolue. une autre forme de solution réside justement dans une sorte de campagne permettant a la jeunesse centrafricaine de visiter l'occident et de connaître par elle même les avantages et inconvénients de vivre dans ces pays du nord, cela permettra d'effacer les illusions qui nous ont été faites sur cet autre monde afin de nous donner une compréhension du mot REUSSITE.


Sincèrement j'aime mon pays et je ne cesse de dire a mes amis : étudions et profitons des facilites qui nous sont en ce moment offertes en occident en terme d'éducation en vue de nous investir plus tard chez nous, même si cela relèvera d'un sacrifice digne de titans. de toute manière beaucoup ont déjà fait ce sacrifice.


Merci pour cette tribune qui nous fait désormais parler de notre pays et nous donne la chaleur au coeur.

Charly NDITIFEI

Lyon (France)

26/02/06

Je consulte souvent les sites de la CENTRAFRIQUE jusqu'a ce jour, j'ai pas eu l'occasion de lire des articles de ce genre je vous encourage à continuer dans ce sens et peut être qu'un jour vos initiatives seront prise en considération.


Nous savons tous que la réalité est tout à fait autre:
-un ventre vide n'a pas d'oreille
-un lion affamé n'attend pas que sa viande tombe du ciel il part à la chasse.
-un chef de village pour mieux gérer son village doit être entouré de bons notables.
 

Est-ce que aujourd'hui nous sommes conscients que nos chefs sont entourés de bons conseillers pour une meilleure gestion de la chose publique, pour un meilleur encadrement de la futur génération?


Sur ce à très bientôt.

Hermas Armel
GUELA

 

Maroc
19/12/06

Je voulais d'abord dans un premier temps, vous adresser mes félicitations et encouragements pour l'initiative que vous avez prise en mettant en marche cette plate forme de réflexion susceptible de donner un coup de pouce à notre terre.
Des actions en amont restent à faire pour mettre fin à la fuite des cerveaux centrafricains. L'homme par essence a besoin plus de sécurité, je fais allusion au sens plus large possible du terme. Il est plausible de s'interroger sur les causes de ce phénomène qui s'est aggravé au cours de ces dernières décennies. En effet l'amélioration des conditions de vie des travailleurs en Centrafrique, par l'adoption de nouvelles modes de gestion des ressources humaines, qui s'imprègne des valeurs démocratiques avec ses corollaires, est un gage de succès dans cette entreprise. On n'est mieux ailleurs que chez soi, mais c'est souvent difficile et absurde de rester chez toi et plus souffrir , que de vivre ailleurs et souffrir.
A ce titre, le clanisme, la corruption et le népotisme qui constituent le mot de passe d'entrée dans tout le système en Centrafrique, n'encourage pas le retour au pays après les études.
Le manque de suivi des étudiants centrafricains à l'étranger, creuse un fossé , parfois irréparable et difficile à y remédier.
A ce titre, il est important de prendre la gouvernance comme étant un cadre d'analyse nous permettant de repenser, les modalités d'intervention des pouvoirs publics centrafricains dans le domaine éducatif, afin d'arrêter cette hémorragie, qui si ça persiste causera des déséquilibre à la Centrafrique.

Martin KOYANGBA
 

17/01/07

Bonjour à tous!
Je pense que si nos voulons éviter la fuite de nos cerveaux nous devons nous efforcer de les garder en créant des infrastructures leur permettant de continuer directement au pays après l'obtention du bac. Cela suppose bien évidemment qu'il faut bâtir des nouveaux amphis et trouver les moyens de payer des professeurs compétents. Quant aux étudiants désireux de poursuivre à l'étranger, nous pouvons mettre en place un système d'aide pour financier leurs études mais à contre partie ils doivent s'engager à revenir travailler au pays dans les 2 ou 3 années suivant l'obtention du diplôme. Voilà à peu près mon avis

Mackenson Berge

Haiti

24/10/07

Avant d'investir sur le plan intellectuel il faut qu'il y ait des règles bien précis. ex: une personne qui a été investit par ce programme ne doit pas s'enfuir si non elle ne pourra jamais retourner dans son pays natal.
2) donner d'avantage des bourses d'études aux d'autres citoyens étrangers quelque pourront rester travailler. merci

 

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