Accueil Sommaire Commenter l'article
Fuite de cerveaux: comment arrêter l'hémorragie
et encourager le retour au bercail
Voici des décennies durant que la RCA ne cesse d'engloutir dans le vide des sommes importantes dans le financement de la formation de ses futurs cadres sans aucune politique réelle mise en place. Ce qui se traduit au final à l'exil des élites qui trouvent ses raisons à tous les niveaux (économique, sécuritaire, statutaire...). En tenant compte de l'état actuel de la trésorerie de l'Etat et du niveau de développement du pays, il est temps que nous puissions arrêter ce phénomène.
Devons nous continuer ainsi à former nos élites pour qu'ils servent d'autres pays mieux développés que nous? Que faut-il mettre en place afin d'encouragés nos élites à regagner le pays?
C'est dans cette optique, que je soumets à votre réflexion, quelques idées pouvant aider à la résolution de ce malaise.
La fuite de cerveaux peut se combattre à deux niveaux: L'octroie des bouses d'études à l'étranger et l'engagement de l'Etat dans une politique visant à encourager le retour des cadres expatriés.
L'octroie des bourses d'études à l'étranger
Nous devons revoir notre politique d'octroie de la bourse afin d'y inclure les conditions suivantes:
Définir une liste de pays d'études vers lesquels nous enverrons nos étudiants et avec lesquelles nous établirons des accords de partenariat visant à obliger les étudiants en fin de cycle à regagner le pays.
L'étudiant boursier doit obligatoirement en partant, signer avec l'Etat un contrat stipulant en plus de cette obligation de retour au pays, une clause engageant le futur cadre à travailler au moins 5 ans pour le compte de l'Etat centrafricain.
Obligation de l'Etat à verser régulièrement les bourses en dehors des salaires.
Proposer aux étudiants en fin de cycle, une liste des postes à pourvoir tant dans l'administration que dans le privée (lire article Restructuration des modalités d’attribution de bourse d’études à l’étranger. )
Ces mesures une fois mise en place permettront en partie, de réduire éfficacement l'installation de nos diplômés en dehors de nos frontières. A ces mesures doivent s'appliquer d'autres telles que la sécurité nationale, la régularité des salaires ... Encore autre chose à voir.
2. L'engagement de l'Etat dans l'encouragement du retour des cadres expatriés
Pour ceux qui ne sont pas concernés par les bourses d'études, une autre politique est nécessaire notamment:
La mise en place d'un contrat de mission ou de projet stipulant l'objet de la mission, des objectifs à atteindre, sa durée, les moyens mises à disposition, les opportunités en fin de mission.
La mise en place des mesures visant à encourager les initiatives de création d'entreprises au pays par les centrafricains de la diaspora. Ces mesures peuvent être des subventions, des exonérations de charges pendant les 3 premières années d'activité...
La création d'un "Multipôle service" qui sera l'unique interlocuteur pouvant assister les créateurs d'entreprises depuis la phase de conception jusqu'à la mise en route du projet. Il aura pour principal mission d'orienter les créateurs vers des projets porteurs, de les renseigner sur les démarches administratives, les textes réglementaires, données statistiques... Il sera entre autre l'intermédiaire entre créateurs d'entreprises et organismes de financement intéressé par le projet. Cette structure peut être public et/ou privé. (une idée gratuite de création pour vous)
Faciliter l'obtention d'un crédit, un logement décent bref un minimum de confort!
La mise en place de ces mesures incitera les gens à essayer de rentrer servir ou mettre leurs compétences au services de la nation. Et ce sans oublier money&security!!!!!
A vous d'apporter d'autres mesures qui vous sont chers.
M. Guy Max MBOTTO MATHA
Réactions sur l'article
Faites nous part de vos réactions sur cette article en remplissant le formulaire en bas de page.
|
Intervenants |
Commentaires |
|
Baudoin EYENGA 24/11/05 |
Je pense que c'est tout à fait ça, la démarche à suivre,
peut être pas pour changer radicalement les choses puisqu'il existe d'autres
facteurs que vous avez très bien mentionnés (sécurité, versement des salaires,
respect des engagements...)qui empêchent les étudiants expatriés à rentrer
travailler au pays, mais cela peut du moins minimiser l'exil de l'élite
centrafricain. |
|
Fabrice Ndotilo 25/11/05 |
Ton plan est bon sur papier. Mais malheureusement, les
responsables sur places ne seront pas du tout prêt a mettre en pratique une
telle démarche. En effet, les seigneurs actuelles du gouvernement ne penses
qu'a se remplir les poches. |
|
Guy Max MBOTTO M. 25/11/05 |
Nous savons tous que ce n'est pas facile dans le contexte actuel de la situation. Mais nous devons oser le changement en prenant des décisions qui sans doute, feront très très mal aux uns et aux autres mais c'est un mal nécessaire. Soyons optimiste car la route est longue et truffée d'obstacles. |
|
Salomon MALENGUINZA 01/12/05 |
Je vous félicite de votre initiative. Tout ce que vous venez de dire est la
part de responsabilité du gouvernement mais il faut que nous prenions
conscience aussi, nous qui sommes de la diaspora. La RCA ne peut se développer sans une prise de conscience et une réelle politique de développement. - J'insiste sur le contrat qu'un étudiant doit signer avant de s'envoler pour les études à l'extérieur. - Que le gouvernement révise les modalités de paiement de bourses d'études. On aura pas des élites si la bourse n'est pas versée régulièrement et donc certains étudiants seront obligés de rester à l'extérieur n'oublions pas que ce que nous cherchons c'est le bien être. Voici quelques propositions: - Mettre à la disposition des étudiants dès leur retour: un terrain, une subvention de 100000 fr/mois pendant 6 mois avec une politique d'insertion rapide dans la fonction publique. - Définir des filières prioritaires pouvant bénéficier du support financier de gouvernement pour un développement de la RCA à court terme (Formation dans le domaine de l'énergie, agriculture). - Créer des laboratoires des recherches appliquées - Réchauffer les coopérations universitaires avec certains pays d'Europe. |
|
M. Brice GODDOT NZONGUIA 16/12/05 |
Bonjour, |
|
Pachal Evrard France 19/12/05 |
Depuis plus de quatre décennies, les étudiants africains en général et
centrafricains en particuliers quittent leur pays à la recherche des nouvelles
connaissances dans les pays occidentaux. Ces derniers une fois terminés leurs
études hésitent de rentrer dans leur pays d'origine qui pourtant a investi
dans leur éducation. Le constat est amer pour cette Afrique qui a vraiment
besoin de ses compétences pour le développement de nos pays. Ce que je
regrette c'est que ces personnes qui jadis vivaient avec des lampes tempête
posent des conditions de retour. En restant ici en Europe, ils travaillent
comme : Agent de sécurité ; Agent d'entretien; Manutentionnaire; Plongeur; Gardien de nuit; ... Cadres africains et centrafricains, réfléchissez un instant de l'usure de vos pantalons pendant des années sur les bancs de l'école. Si vous pensez que ce n'est rien alors continuer à souffrir sous le poids des cartons dans ce pays. Singila |
|
Freddy Ouilidan Lyon (France) 27/12/05 |
En jeune centrafricain responsable et soucieux de mon pays, je croix que cette question de fuite de cerveau nous interpelle tous. Parfois assis dans mon salon lyonnais, je me pose la question sur ma place dans ce monde, et croyez moi, je croix qu'elle est bel et bien en Centrafrique, terre de mes ancêtres. A 22 ans déjà, j'ai fait des choses au pays avant de "fuir" pour venir en France. excusez moi si le terme fuir choque certains mais c'est une vérité qu'il faut accepter.
|
|
Charly NDITIFEI Lyon (France) 26/02/06 |
Je consulte souvent les sites de la CENTRAFRIQUE jusqu'a ce jour, j'ai pas eu l'occasion de lire des articles de ce genre je vous encourage à continuer dans ce sens et peut être qu'un jour vos initiatives seront prise en considération.
Est-ce que aujourd'hui nous sommes conscients que nos chefs sont entourés de bons conseillers pour une meilleure gestion de la chose publique, pour un meilleur encadrement de la futur génération?
|
|
Hermas Armel Maroc |
Je voulais d'abord dans un premier temps, vous adresser mes
félicitations et encouragements pour l'initiative que vous avez prise en
mettant en marche cette plate forme de réflexion susceptible de donner un coup
de pouce à notre terre. |
|
Martin KOYANGBA 17/01/07 |
Bonjour à tous! Je pense que si nos voulons éviter la fuite de nos cerveaux nous devons nous efforcer de les garder en créant des infrastructures leur permettant de continuer directement au pays après l'obtention du bac. Cela suppose bien évidemment qu'il faut bâtir des nouveaux amphis et trouver les moyens de payer des professeurs compétents. Quant aux étudiants désireux de poursuivre à l'étranger, nous pouvons mettre en place un système d'aide pour financier leurs études mais à contre partie ils doivent s'engager à revenir travailler au pays dans les 2 ou 3 années suivant l'obtention du diplôme. Voilà à peu près mon avis |
|
Mackenson Berge Haiti 24/10/07 |
Avant d'investir sur le plan intellectuel il faut qu'il y ait des règles bien
précis. ex: une personne qui a été investit par ce programme ne doit pas
s'enfuir si non elle ne pourra jamais retourner dans son pays natal. 2) donner d'avantage des bourses d'études aux d'autres citoyens étrangers quelque pourront rester travailler. merci |
Commenter l'article
| Veuillez remplir le formulaire ci-dessous : |