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ON PEUT REDUIRE LA CORRUPTION !!!!
Sans détour, je pense qu'il existe trois
axes cumulatifs pouvant aboutir à une réduction sensible de ce fléau:
-1- D'abord; il va sans dire qu'il faut que
l'Etat amorce un début de régularisation des arriérés de salaire , et qu'au
moins les salaires arrivant soient assurés,car il est connu que "ventre vide n'a
point d'oreilles".
-2- En second lieu, l'on doit s'orienter vers une informatisation tant que faire
se peut de toute l'administration. Informatisation, car cette technologie
pourrait permettre aujourd'hui une rationalisation de la gestion de
l'administration, eu égard aux nombreuses possibilités d'instaurer plusieurs
échelles de contrôle,à tous les niveaux. Ainsi, il serait plus facile aux
responsables de vérifier avant toute signature de documents publics,que toute la
procédure a été respectée. Beaucoup d'intermédiaires inutiles seraient ainsi
supprimés par ailleurs.
Cette informatisation devra s'accompagner de la mise en oeuvre effective du
sacro-saint principe de la séparation de l'ORDONNATEUR et du COMPTABLE, base de
la comptabilité publique.
-3- Enfin, la clé de voûte du système devra être une lutte sans pitié contre
l'impunité.
Il est en effet connu qu'en Centrafrique , les responsables sont presque
toujours mêlés à tous les scandales financiers, et comme ils sont aussi
protégés,ce sont les plus petits qui écopent, et qui sont sacrifiés. On a même
connu une époque où les DG de société d'Etat qui mettaient leur société en
faillite, avaient comme une sorte de prime, une promotion au gouvernement, ou,
étaient nommés encore à la tête d'autres sociétés plus prospères.
N'oublions jamais que la sanction est souvent le moteur de la dissuasion.
GABRIEL GOLOUMO
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Intervenants |
Commentaires |
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Simon Komon
Canada 18/12/2006 |
Pour permettre à tout fils et toute fille vivant à l'étranger d'investir dans notre pays, il faudrait régler en priorité la question de l'insécurité et la corruption, deux facteurs aux multiples facettes. L'insécurité, le premier facteur le plus nuisible no.1, est devenue un moyen que certains fils du pays utilisent pour vivre. En se livrant à des luttes armées, certains fils du pays espèrent s'assurer une place au soleil car, dans notre pays, qui dit pouvoir dit accès facile au partage du gâteau. Mais lorsqu'ils n'y arrivent pas, ils deviennent des coupeurs de route ou bandits de grand chemin ou des zaraguinas, termes autrefois étrangers mais qui sont entrés dans l'usage courant en Centrafrique. Ils effectuent dans la tranquillité des requêtes sur des citoyens ordinaires et paisibles qui luttent pour leur survie. Ils font régner la peur dans le peur de telle sorte que personne ne peut vaquer à ses occupations de survie dans la paix. Comme facteur le plus nuisible no.2, la corruption touche particulièrement l'économie et à la réputation de notre pays. D'après un bon nombre d'observateurs étrangers, la corruption affecte toutes les couches de la société centrafricaine. Le monde des médiats sans lequel la démocratie ne peut jamais avancer y est concerné. A cause de la corruption, faire une simple demande d'un document administratif ou légal par exemple constitue un des premiers obstacles à franchir. Cela a un effet dissuasif pour quelqu'un qui a vécu à l'étranger pendant longtemps et qui est habitué aux mesures mises en place dans son pays de résidence pour la délivrance des documents légaux. En Centrafrique, tout le monde est concerné par ce phénomène de la corruption d'une façon ou d'une autre. Peut-être que vous faites partie des rares exceptions, c-à-dire que vous avez résisté à la corruption, mais il est probable que vous ayiez vu ou entendu parler de quelqu'un qui s'en est livré. Or qui dit investir dit faire des affaires, et faire des affaires, c'est chercher des profits. Personne ne peut aller investir là où l'on peut lui faire perdre. On ne peut non plus aller investir dans un pays où l'on peut courir le risque de se faire raquêter ou tuer par des bandits, fussent-ils de grand ou petit chemin. Comme disait M. Jean Chrétien, ancien premier du Canada, l'argent fuit là où l'on fait beaucoup de bruit |
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Hubert YAKPE TROLINDO
19/04/07
SENEGAL |
Existe t-il un pays au monde, mieux, existe t-il au monde
un homme ou une femme qui peut jurer, sans préjuger de sa conscience, qu'il ou
elle n'a jamais été corrompu ou essayé de corrompre? Les âmes raisonnées
diront...euh...et se gratteront la tête puis se tairont mais les impétueux
jureront tous leurs dieux qu'ils sont irréprochables sur ce point. Certes la
corruption est un vice, la combattre serait une vertu. Je crois. La plus
probable des solutions,à mon avis, n'est pas d'établir une accusation à sens
unique qui voudrait légitimer que "l'enfer, c'est les autres", elle est belle
la fuite en avant mais n'oublions pas que chaque homme pose en sa façon de
vivre un modèle de vie et de société pour tous les autres hommes; en terme
plus simple il faudrait plutôt envisager une accusation et une
auto-accusation, se rendre, ça demande beaucoup d'efforts et continument, je
l'avoue, en tout point exemplaire pour rendre le monde meilleur et à notre
mesure. Naturellement l'homme, cet animal organisé et social, se doit régler
sa vie conformément à des textes que quelques législateurs bénis peuvent avoir
pensé et établi pour la sécurité de la comédie sociale. C'est pourquoi
j'invite quiconque a été à cette rubrique de bien vouloir perdre encore
quelques secondes à la rubrique "Société: corruption et népotisme" pour se
ressourcer de quelques propositions que ces dignes et infatigables fils de La
République ont bien voulu partager avec nos consciences. |
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