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Restructuration des modalités d’attribution de bourse d’études à l’étranger.

 

 

Objectifs :
1- Amortir l’investissement pour chaque étudiant
2- Cibler les besoins du pays dans l’attribution des bourses
3- Préparer le retour au pays


        En matière d’éducation et des études supérieures notre pays est resté figé sur le model français d’il y a 40ans, or, en France, on ne cesse d’apporter du nouveau dans le système éducatif.
En RCA, rien n’ a changer, depuis l’indépendance, et c’est là que nous centrafricains(es) devrions essayer de progresser.
        Il faut adapter chaque domaine à la réalité de notre pays, il y a beaucoup de dépenses qui ne servent à rien, si ce n’est qu’à ruiner l’état centrafricain, tout cela parce qu’on à pas su adapter l’héritage colonial à la réalité.

        C’est pourquoi, je propose modestement cette restructuration, qui nécessité réflexion et approbation afin que la conclusion puisse servir s’ils le souhaitent aux gestionnaires de notre beau pays

1- Amortir l’investissement pour chaque étudiant ayant obtenu une bourse d’étude à l’étranger.
Cela doit se faire sous forme de contrat entre l’état et l’étudiant, en fonction de la formation, du pays d’accueil, et le nombre d’année de formation.
Avec tous les paramètres connus, l’état attribut la bourse, et en échange l’étudiant signe un contrat comme quoi, à l’issu de sa formation il doit travailler pour l’état pendant un certain temps (5 ou 10ans) selon les cas.
L’intérêt : c’est d’abord le retour au pays de « l’ex étudiant », qui pourra faire bénéficier au pays de sa formation, et surtout de son expérience et par la même occasion, l’état pourra ainsi économiser de l’argent dans le salaire d’un expatrié ou coopérant, et tout les dépenses annexes qui l’accompagnent.

2- Cibler les besoins du pays avant d’attribuer une bourse.
Sincèrement, la moitié de bourses attribués en Centrafrique ne servent strictement pas à grand chose, surtout pas au besoin de la RCA, or, c’est quand même dommage que l’état investisse sans se poser la question sur l’intérêt du pays dans la formation.
C’est pourquoi, il faut faire un état des lieux, recenser les besoins de l’état, du privé, bref les besoins du pays et en tenir compte dans les commissions d’attribution de bourse.

3 - Préparer le retour au pays
Pour préparer le retour au pays après formation, il faut tout d’abord que l’état soit honnête vis à vis de l’étudiant en lui versant régulièrement sa bourse, en restant informé de l’évolution de la formation, être prêt à intervenir en cas de besoin.
Puisque l’étudiant avait pris des engagements pour travailler pour l’état pendant un certain temps, il faut que l’état soit capable de lui proposer des postes dans la fonction publique, ou un contrat de travail dans une société parapublique par exemple.
Ces propositions de postes doivent arriver à l’étudiant dès l’entame de sa dernière année de formation.
 

            En agissant ainsi, je pense que tout le monde trouvera son compte, l’étudiant sera fier parce que son pays pense à lui, et il sera honoré d’aller servir son pays.
            Le pays aura bénéficié de la formation, de l’expérience, du savoir faire venu d’ailleurs ainsi nous pouvons reconstruire une RCA meilleure.
Cela mérite une méditation non ?


Baudoin EYENGA

 

 

 

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Intervenants

Commentaires

GABRIEL GOLOUMO

France

17/02/06

Bonjour chers compatriotes,

L'actualité sur le sort de nos étudiants est assez triste pour qu'on en parle,afin d'attirer l'attention de nos dirigeants.
La question des attributions de bourses doit être placée dans le cadre général de la GESTION de nos étudiants, car le problème de l'après étude se pose avec force.
Je suis d'accord avec les trois axes analysés par Baudoin, mais il faut tout de même apporter les précisions suivantes:

- La question du contrat susceptible de lier l'Etat à l'étudiant pour quelques années, n'est pas nouvelle, car c'était le système en vigueur il y a à peine 15 ans. Ce système a été supprimé lorsque l'Etat n'a plus voulu embaucher les nouveaux diplômés suite à la mauvaise gestion des différents gouvernants centrafricains. Faille -t-il revenir à ce système ? Pourquoi pas ? Mais à condition que les dispositions soient prises pour l'après étude.

- Le bon ciblage et le recensement des besoins sont aussi indispensables. Mais là aussi, ce fut le rôle attribué à la commission nationale des bourses et au ministère du plan. Malheureusement la commission des bourses, la vraie, c-a-d celle où siégeaient aussi les représentants d'étudiants, a été supprimée, privant ainsi le pays d'un instrument, d'un organe paritaire qui connaissait le terrain. Là encore il faudra la rétablir et la réadapter aux nécessités du moment, et de l'avenir. Je me rappelle encore les débats houleux à la commission des bourses quant à la nécessité de chaque formation sollicitée, pour le pays.
Mais une fois encore, l'Etat et l'étudiant, d'accord sur un engagement et une formation ciblée, il restera le point essentiel : celui de l'APRES ETUDE.

- Beaucoup de cadres centrafricains sont restés à l'extérieur non pas par plaisir, mais simplement parce que ce sont des femmes et des hommes, aspirant en tant que tels à vivre dignement. Le spectacle de ces "amis et collègues" rentrés au pays mourant de faim et de fièvre, des fois brimés par les "anciens", n'est pas du genre à encourager le retour au bercail. Loin de moi, l'idée de défendre une expatriation, mais il faut tenir compte de cette triste réalité. Car, aussi, il faut savoir que quelle que soit la fonction exercée à l'étranger ( fonctionnaire, cadre d'entreprise, ou même installé à son compte...), on RESTE ETRANGER.
C'est pourquoi la meilleure garantie de retour au pays serait de remettre en place le système des années 70, où les étudiants finissant étaient immédiatement pris en charge jusqu'à leur intégration, au pays. Si, les questions du logement, de l'emploi, et du salaire( même tout maigre), était résolues, je suis convaincu que beaucoup de cadres à l'extérieur n'hésiteraient pas à faire le grand saut.
CAR JE VOUS L'ASSURE, RIEN NE REMPLACE LA RECONNAISSANCE DES SIENS.

Hawa Lelel

27/03/06

Bonjour, je suis centrafricaine résidant à étranger,

je pense que pour que les étudiants après leurs formations à étranger retourne au pays, il faut d'abord commencé par régler les problèmes liés au tribalisme, crées des emploies... j'aimerais bien après mes études rentré et travaillé dans mon pays mais par peur des salaires non payés, de la corruption, du manque de la sécurité sociale et de tout ce qu'on peut avoir à l'étranger pour nous motiver, je me vois pas rentré.

Hermas Armel
GUELA

 

Maroc
19/12/06

Je voulais d'abord dans un premier temps, vous adresser mes félicitations et encouragements pour l'initiative que vous avez prise en mettant en marche cette plate forme de réflexion susceptible de donner un coup de pouce à notre terre.
 

Des actions en amont restent à faire pour mettre fin à la fuite des cerveaux centrafricains. L'homme par essence a besoin plus de sécurité, je fais allusion au sens plus large possible du terme. Il est plausible de s'interroger sur les causes de ce phénomène qui s'est aggravé au cours de ces dernières décennies. En effet l'amélioration des conditions de vie des travailleurs en Centrafrique, par l'adoption de nouvelles modes de gestion des ressources humaines, qui s'imprègne des valeurs démocratiques avec ses corollaires, est un gage de succès dans cette entreprise. On n'est mieux ailleurs que chez soi, mais c'est souvent difficile et absurde de rester chez toi et plus souffrir , que de vivre ailleurs et souffrir.
 

A ce titre, le clanisme, la corruption et le népotisme qui constituent le mot de passe d'entrée dans tout le système en Centrafrique, n'encourage pas le retour au pays après les études.
Le manque de suivi des étudiants centrafricains à l'étranger, creuse un fossé , parfois irréparable et difficile à y remédier.
A ce titre, il est important de prendre la gouvernance comme étant un cadre d'analyse nous permettant de repenser, les modalités d'intervention des pouvoirs publics centrafricains dans le domaine éducatif, afin d'arrêter cette hémorragie, qui si ça persiste causera des déséquilibre à la Centrafrique.

Mackenson Berge

Haiti

24/10/07

Avant d'investir sur le plan intellectuel il faut qu'il y ait des règles bien précis. ex: une personne qui a été investit par ce programme ne doit pas être s'enfuir si non elle ne pourra jamais retourner dans son pays natal.
2) donner d'avantage des bourses d'études aux d'autres citoyens étrangers quelque pourront rester travailler. merci

 

 

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