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L’uranium de Bakouma, Quelles garanties pour la RCA
et la population de M’bomou ?
Je voudrais par
cette intervention exprimer mes inquiétudes par rapport au projet d’exploitation
de l’uranium de Bakouma qui fait rêver tout un peuple depuis quelques temps.
J’ai peur de passer aux yeux de certains compatriotes pour un anti-progressiste
ou un ennemi du peuple ou alors un opposant au régime en place. Il n’en est
absolument rien, il s’agit juste d’inquiétudes que je considère logiques et cela
ne devrait pas surprendre les hommes de bonnes foi.
L’exploitation
de ressources du sous-sol a apporté à certains pays en développement une
relative aisance par rapport à leurs voisins, il n’est donc pas étonnant que la
RCA mette son espoir dans ce projet malgré l’insuffisance voire l’inexistence de
compétences en la matière, la déficience de nos infrastructures et surtout le
caractère hâtif de l’instruction du dossier de la demande d’exploitation sans
parler du forcing du passage de la loi relative aux minerais radioactifs. Un
projet d’exploitation d’uranium se détache de façon suffisamment nette des
autres projets miniers en raison du caractère radioactif de l’uranium et donc de
sa dangerosité et cela est connu de presque toute personne instruite.
L’exploitation d’uranium provoque d’énormes dégâts (contamination, excès de
mortalité par cancer, etc.) Et c’est grosses entreprises utilisent tous les
moyens (corruption massive, bonus officieux énormes…) pour étouffer toute
réaction à propos de mort d’hommes dans ces affaires. Je citerai par exemple le
cas du Niger où la population environnante se font irradier, ce qui a soulevé le
scandale COGEMA dans la presse britannique et qui est rapidement étouffé pendant
que les gens continue de marcher dans le couloir de la mort dans les mines ; le
cas par exemple de la France (un des pays à la pointe de la technologie
nucléaire) où les populations de Limousin, Vendée, Forez ; Hérault ont intenté
une action en justice suite à de nombreux décès liés à l’exploitation d’uranium
dans ces zones et j’en passe.
En effet, le
volet d’un projet d’exploitation d’uranium relatif à la protection de
l’environnement, à la sécurité et la protection de la santé des hommes avant,
pendant et après l’extraction des mines a un coût que les entreprises ont
toujours tendance à minimiser au maximum afin de réaliser leur profit au
détriment de la vie humaine. Pour réduire ces risques il faut un cahier de
charges pertinent et explicite détaillant les obligations de l’entreprise en
matière d’information, de la protection, du contrôle des rejets des substances,
etc. Or, si en France et aussi au Canada (pays pionnier dans la technique de
protection dans les mines uranifères) les gouvernements ont éprouvé de
difficultés à contrôler les entreprises pour réduire le taux de mortalité dans
les régions productrices de l’uranium, je vois mal les entreprises
sud-africaines se préoccuper de la santé de nos populations en mettant beaucoup
d’argent dans le volet protection de ce projet sachant que ces gens sont
uniquement guider par la recherche du profit maximum. Et il appartiendra au
gouvernement centrafricain d’être non seulement exigent et rigoureux mais
compétent en la matière et c’est sur ce point que JE SUIS TERRIBLEMENT INQUIET
CONNAISSANT les problèmes de notre pays et la malhonnêteté de nos dirigeants qui
ne pensent souvent qu’à s’enrichir. C’est à la RCA de faire régulièrement des
analyses radiologiques des sites pendant les travaux de recherches et
d’exploitation pour exiger à l’entreprise d’ajuster le niveau de protection des
mineurs et des populations environnantes au fur et à mesure de la variation taux
de radioactivité. L’honnêteté, le patriotisme, le respect de la vie humaine et
la compétence sont les qualités dont le gouvernement devra faire preuve pour
garantir la sécurité et la santé de la population et notre postérité car les
effets radioactifs perdurent assez longtemps. Si non, nous allons signer l’arrêt
de mort de milliers de compatriotes dans l’avenir. Nos compatriotes vont mourir
pour produire de combustibles pour le développement des autres et quand ils
mourront aucune autopsie ne sera pratiquer sur leurs corps et il sera difficile
de lier leurs décès aux activités minières qui bénéficiera d’une campagne de
publicité.
Mieux vaut
aller doucement, prendre le temps qu’il faut pour instruire les demandes des ces
entreprises avec objectivité et non se précipiter en élaborant une loi qui ne
sera pas appliquée (la RCA est championne de l’irrespect des textes). Même si
l’exploitation devra débuter dans cinq ans. Les hommes retiendront que c’est le
régime BOZIZE qui est à l’origine. Il est inutile de risquer la vie de la
population en cherchant à mettre à son actif un tel projet. Une bonne gestion de
nos ressources forestières, du secteur de diamants ainsi qu’une bonne réforme
fiscalo-douanière devraient permettre à la RCA peuplée d’à peine 4 millions
d’habitants de prendre son envol. L’exploitation industrielle de l’or dans la
région de la Ouaka qui va démarrer en 2008 est à mettre par exemple à l’actif du
régime KOLINGBA contrairement à ce que l’ont fait croire. La société Aurafric
recherche l’or dans cette région depuis 1988. Les dossiers ont été régulièrement
instruits et la seule société qui travaille suivant les règles de l’art ce qui
fait qu’elle a toujours existée malgré les changements de régimes. Ces rapports
périodiques sont réguliers et tous les ingénieurs de la Direction Générale des
Mines peuvent d’une manière ou une autre parler proprement des travaux de
Aurafric contrairement à des contrats opaques du temps de PATASSE ou à ce qui y
ressemble avec ce projet uranium.
JE SUIS TRES
INQUIET, CE PROJET MANQUE DE GARANTIES.
Cela dit, le
gouvernement actuel et particulièrement l’équipe dirigent du ministère des mines
a le mérite de savoir drainer les investisseurs vers la RCA à l’image de De
Beers, le géant mondial de diamant qui elle aussi dans la localité de Mbomou.
Derrière mes inquiétudes se cache un optimisme profond. Le gouvernement a le
devoir d’être vigilant et surtout de ne rien précipiter. Je ne suis pas le
premier à parler de cet aspect du projet et à me questionner. Nous les aurions
prévenus
M. ALAIN BENARD
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Intervenants |
Commentaires |
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Désiré Mbegoi 12/10/06 Mali |
Je dis OUI à l'exploitation de notre uranium de Bakouma qui serait profitable
pour le pays. Vive mon pays!
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Gabriel GOLOUMO 24/04/07 France |
Bonjour à tous, Non Alain BENARD, vos inquiétudes sont tout à fait réalistes, et justifiées , et je les partage totalement. Car lorsque l'on connaît les risques " hautement " nocifs pour la santé publique, et que l'on sait avec quelle légèreté certains sujets sont traités chez nous, l'on ne peut que s'inquiéter. Et ce n'est pas une mauvaise chose en soi , que des techniciens aguerris attirent l'attention avant qu'il ne soit trop tard. Il est déjà connu que la zone de Bakouma, Bria et environs présente tous les signes des effets nocifs de l'uranium : irradiations, développement de certaines maladies, perturbation des cycles féminins avec effets néfastes sur la fertilité... etc Avoir l'argent tout de suite c'est bien, mais réparer les dégâts d'une irradiation ne sera jamais à notre portée. Il faut donc un vrai débat, dans la transparence et la responsabilité ,pour qu'une décision éclairée soit prise dans l'intérêt de toute la population. MALHEUREUSEMENT LA MANIERE AVEC LAQUELLE CETTE QUESTION EST TRAITEE NE PEUT QUE NOUS AMENER A LA CATASTROPHE. Enfin , je voudrai dire à mes chers compatriotes qu'il est, des sujets que l'on ne peut traiter avec simple passion car l'enjeu est une question de vie ou de mort, et point, une simple question d'argent |
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